Des centaines de salariés se sont levés ce lundi de Pentecôte là où d’autres ont pu profiter de leur jour férié. Se rendre au boulot n’a pas forcément que des désavantages : nous avons rencontré des salariés heureux de leur rémunération du jour.

Une indemnité à l’hôpital

Il faisait chaud et les barbecues ont ronflé pendant cette belle journée. Les bricoleurs en ont profité pour aller faire quelques achats à Brico Dépôt du côté de Prix-lès-Mézières. L’ambiance était au beau fixe. « On est payés triple aujourd’hui alors on ne se plaint pas », sourit un vendeur. Le volontariat serait de mise pour désigner les professionnels qui ont géré les clients de l’enseigne de bricolage. Une journée de huit heures payée 24, ce n’est pas rien.

De l’autre côté de la Meuse, les soignants de l’hôpital Manchester ne connaissent évidemment ni fériés ni week-ends. Un roulement qui peut permettre de mettre du beurre dans les épinards. Le lundi de Pentecôte a ainsi été payé comme un dimanche ou un jour férié pour ceux qui étaient prévus au planning, soit une indemnité de 60 € bruts pour la journée. Le personnel administratif a posé un RTT en revanche pour marquer cette journée de solidarité.

Salaire doublé ou journée récupérée

Qui dit barbecue dit alimentation à acheter, c’est pourquoi Hyper U était ouvert toute la journée à Villers-Semeuse. L’enseigne vendéenne a proposé un choix à ses salariés présents : « Être rémunéré double ou bien préférer récupérer cette journée, et ça nous va bien », indique une employée. Plusieurs acteurs de l’hôtellerie ont fait valoir la journée de solidarité travaillée instaurée par Jacques Chirac en 2003 pour financer des actions en faveur des personnes âgées ou handicapées. Pas à Ibis Sedan où les employés venus travailler pourront récupérer cette journée. « Oui chez nous c’est un férié garanti », nous a répondu la gérante. Le repos des uns fait aussi le bonheur des autres, surtout quand on travaille dans le secteur du tourisme. Ainsi au Parc Argonne Découverte, les salariés étaient sur le pont comme chaque lundi. Le directeur a été clair : « C’est un jour comme les autres pour les salariés comme pour tous les fériés. Nous sommes fermés trois mois dans l’année donc nous ouvrons sans disposition particulière si c’est un jour où le parc fonctionne. »

Cette liste non exhaustive montre bien que chaque secteur et chaque convention collective possèdent leur propre fonctionnement concernant le lundi de Pentecôte. Nous avons globalement rencontré des salariés heureux de travailler… comme nous avons croisé des Ardennais ravis de profiter d’une journée de repos pour, tout simplement, commencer la semaine tout doucement.

📝 Samuel Thiolière